L’IA pour la fabrication de pointe au Québec : cas d’usage concrets, les règles en vigueur au Québec, et l’aide de dgm à l’intégration avec osFoundry.
dgm est un partenaire d’intégration indépendant d’osFoundry : il n’est pas affilié à l’entreprise qui développe osFoundry (OS LLC) et n’a encore réalisé aucune intégration pour des clients.
L’adoption de l’intelligence artificielle dans la fabrication de pointe au Québec progresse à bon rythme dans le cadre de la transformation numérique, mais la valeur réelle ne vient pas de la technologie en soi : elle vient du fait de régler un goulot d’étranglement concret. osFoundry est une plateforme d’orchestration de l’IA indépendante du modèle, bâtie sur le principe « apportez votre propre clé » (BYOK) : elle fonctionne à l’usage, sans licence par utilisateur, peut s’exécuter localement (local-first) comme s’auto-héberger dans votre propre environnement, et permet de choisir la région des données (États-Unis, Union européenne ou Japon) ou de rouler directement dans votre propre infonuagique.
Où l’IA apporte de la valeur dans la fabrication de pointe
Les cas d’usage les plus mûrs et les plus pratiques — présentés comme des exemples possibles, et non des résultats déjà obtenus :
- Service à la clientèle — répondre aux questions répétitives en tout temps, en français clair, en acheminant les cas difficiles à une personne.
- Traitement des documents — extraire les données des factures, des contrats et des formulaires, les classer et les rendre cherchables.
- Savoir interne — permettre aux équipes d’interroger leurs systèmes et leurs documents et d’obtenir des réponses avec la source citée.
- Automatisation et analyse — automatiser les tâches répétitives et préparer des rapports plus clairs pour appuyer les décisions.
Au Québec, un point particulier mérite attention : un outil d’IA déployé auprès de la clientèle doit fonctionner en français par défaut, conformément à la Charte de la langue française. C’est aussi un cas d’usage en soi — la génération de contenu et le service en français deviennent un atout de conformité plutôt qu’une contrainte.
Réglementation et protection des données
Au Québec, l’usage de l’IA en entreprise n’est pas encadré par une loi sur l’IA, mais par deux lois jumelles. D’abord la Loi 25 (l’ancien projet de loi 64), entièrement en vigueur depuis le 22 septembre 2024 et appliquée par la Commission d’accès à l’information (CAI) : elle impose la transparence des décisions fondées exclusivement sur un traitement automatisé (la personne doit être informée et pouvoir présenter ses observations à un employé en mesure de réviser la décision), les évaluations des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP) — notamment avant toute communication de renseignements personnels hors Québec —, la déclaration des incidents de confidentialité, la confidentialité par défaut et la portabilité des données. Les sanctions atteignent 10 millions de dollars ou 2 % du chiffre d’affaires mondial (sanctions administratives) et jusqu’à 25 millions ou 4 % (sanctions pénales). Ensuite la Charte de la langue française, réformée par la Loi 96 et appliquée par l’Office québécois de la langue française (OQLF) : le français doit être la langue par défaut du commerce, des contrats et des logiciels offerts au Québec — un logiciel (article 52.1 de la Charte) doit être disponible en français à des conditions au moins aussi favorables —, et depuis le 1er juin 2025 les entreprises de 25 employés et plus doivent s’inscrire à une démarche de francisation auprès de l’OQLF. C’est l’angle distinctif du Québec : un outil d’IA déployé auprès de la clientèle québécoise doit fonctionner en français par défaut. Côté IA proprement dite, il faut être clair : aucune loi fédérale sur l’IA n’est en vigueur — la Loi sur l’intelligence artificielle et les données (LIAD), intégrée au projet de loi C-27, est morte à la prorogation du 6 janvier 2025 et n’a pas été redéposée. Le Règlement sur l’IA de l’Union européenne n’atteint une entreprise québécoise que de façon extraterritoriale, si elle place un système d’IA sur le marché de l’UE. Au fédéral, la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) demeure le filet pour les entreprises sous réglementation fédérale et les flux interprovinciaux. Vérifiez toujours les exigences applicables auprès de l’autorité compétente.
La fabrication de pointe (structures aérospatiales, produits métalliques, équipement de transport) recoupe les grappes aérospatiale et batterie du Québec. L’IA aide à l’entretien prédictif, à l’inspection qualité par vision, à l’ordonnancement de la production et à la prévision de la demande, sur des systèmes critiques et un traitement fiable des données.
Garder les données au Québec
osFoundry fixe la région des données aux États-Unis, dans l’Union européenne ou au Japon, exécute les modèles localement sur votre propre matériel et permet l’auto-hébergement dans un compte infonuagique que vous contrôlez (BYO Cloud). Soyons honnêtes sur la réalité québécoise : osFoundry n’a pas de région gérée au Canada, mais il existe bel et bien des régions infonuagiques physiquement situées au Québec où vous pouvez vous auto-héberger — AWS Canada (Central) « ca-central-1 » à Montréal, Microsoft Azure Canada Est à Québec, et Google Cloud « northamerica-northeast1 » à Montréal —, alimentées par l’hydroélectricité d’Hydro-Québec, propre à plus de 99 %. La résidence des données en province est donc réellement atteignable, et sur une énergie à faible empreinte carbone. Un point demeure essentiel : la localisation n’est pas la juridiction. AWS, Azure et Google ont leur siège aux États-Unis et restent assujettis au CLOUD Act américain, qui peut contraindre une entreprise américaine à produire des données même stockées au Canada. Choisir une région au Québec fixe l’endroit où résident les données, pas le droit qui peut les atteindre : pour les renseignements les plus sensibles au sens de la Loi 25, un fournisseur non américain (comme Mistral, en Europe) ou un modèle à poids ouverts auto-hébergé est la posture la plus solide, même quand la région se trouve à Montréal. La Loi 25 exige d’ailleurs une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP) avant toute communication de renseignements personnels à l’extérieur du Québec; vérifiez les exigences concrètes auprès de la Commission d’accès à l’information ou d’un conseiller juridique.
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Comment dgm peut vous aider
dgm est un partenaire d’intégration indépendant qui aide les entreprises du Québec à mettre en place la plateforme osFoundry — de la recherche d’un premier cas d’usage concret jusqu’à sa construction et à son raccordement à vos systèmes existants. Si vous voulez cerner un premier cas d’usage pratique dans ce secteur, dgm vous aide à le délimiter, à le construire et à le raccorder à vos systèmes. dgm travaille de façon indépendante de l’entreprise qui développe osFoundry (OS LLC) et n’a encore réalisé aucune intégration pour des clients; ce qui précède décrit donc le service offert, et non un résultat déjà atteint. Si vous voulez réfléchir à un premier pas raisonnable, dgm l’examine avec vous. Discutons lors d’une rencontre sans engagement.